M. Betscher / Mathématiques

Calcul littéralDévelopper, factoriser, démontrer : les identités remarquables

La lettre est un nombre en attente. Comment transformer une expression sans changer sa valeur, et prouver une égalité pour tous les nombres ?

Six parties de 18 à 35 min de lecture, puis la feuille d’exercices.

Ressources

Chapitre

01B · Nombres et calculs

Troisième

Six parties

puis la feuille d’exercices

M. Betscher

Site personnel

Publié

Octobre 2026

Les figures se manipulent à la souris ou au doigt ; chaque réponse se dévoile à la demande.

Dans la salle du festin, Daniel désigne l’inscription tracée sur le mur ; le roi et ses convives, saisis, la regardent.
Figure 1. Lire ce que disent les lettres. Sur le mur du festin de Balthazar, une main a tracé trois mots que personne ne savait lire ; Daniel en donne le sens : compté, pesé, partagé. Dans ce chapitre, les lettres désignent des nombres, et l’on apprend à lire, transformer et démontrer ce qu’une expression dit.Daniel explique l’inscription sur le mur, Gustave Doré, illustration de la Bible, 1866. Domaine public.

POUR COMMENCER

Point de départ

En 4e, tu as appris à développer et à réduire une expression. Ce chapitre franchit trois paliers :

  • la double distributivité que l’on démontrera au lieu de l’admettre ;
  • les trois identités remarquables, démontrées par le calcul et par la géométrie : trois formules qui rendent le calcul rapide ou de tête) et qui permettent de factoriser ;
  • l’usage de la lettre pour démontrer un résultat vrai pour tous les nombres : « la somme de cinq entiers consécutifs est toujours un multiple de se vérifie sur des exemples, mais sa preuve générale demande un raisonnement valable pour tout entier.

Où cela mène : au chapitre 02, après Thalès direct, la factorisation débloquera la résolution d’équations comme (équations produits) ; au Brevet, les programmes de calcul et la factorisation de sont des classiques ; au lycée, ces identités servent notamment à transformer des expressions avec des racines carrées, à compléter un carré et, plus tard, à dériver des fonctions.

Aucune virtuosité calculatoire n’est attendue : la difficulté de ce chapitre n’est jamais la longueur des calculs. Il faut reconnaître l’opération principale, justifier une transformation et contrôler qu’une égalité reste vraie. Les formules seront construites progressivement ; ne les apprends pas avant de les avoir comprises.

Automatismes

À faire mentalement, sans poser de calcul, puis à refaire de mémoire ; la réponse repliée sous chaque question sert à se corriger. Les questions 4 à 6 et 10 réactivent les chapitres précédents.

01Développer

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02Réduire

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03Donner l’opposé de

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04Calculer

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05Rendre irréductible

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06Écrire en notation scientifique.

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07Calculer puis

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et

08Factoriser

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09Calculer pour

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10Deux triangles semblables : que dire de leurs angles ?

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égaux deux à deux.

Au TD : bloc « Réactivation express » (chapitres précédents)

ACTIVITÉ D’INTRODUCTION

Le carré qui s’agrandit

Situation. Un maraîcher possède un potager carré de de côté. Il l’agrandit de dans les deux directions : le potager reste carré, de côté

  1. D’abord, sans aucun nombre. Regarde le côté du potager passer de à (ici, de à comment vois-tu la figure grandir ? Cherche où se place la surface gagnée et comment la découper en carrés et en rectangles ; puis demande à la figure de la colorier, puis de la découper (boutons « Colorier la surface gagnée » et « La découper »). Donne, pour ta façon de voir, une expression de l’aire du grand carré. (Il y a plusieurs façons de découper : chacune donne une expression différente, garde la tienne ; « La découper autrement » en montre une deuxième.)
Figure 1.

Le carré qui s’agrandit

L’ancien potager, de côté est en bleu ; le nouveau, de côté est bordé d’orange. Les curseurs changent le côté de départ et l’agrandissement, en mètres ; l’échelle s’ajuste pour que le nouveau potager remplisse le cadre, les proportions restent exactes.
  1. Karim affirme : « L’aire gagne puisque chaque côté gagne Calcule l’ancienne aire et la nouvelle aire. Karim a-t-il raison ?
Voir la réponse

Ancienne aire : nouvelle aire : L’aire gagne et non Karim a tort. Chaque côté gagne mais la surface gagnée n’est pas un carré de de côté : elle longe deux côtés de l’ancien potager.

  1. Complète le tableau suivant, puis vérifie tes réponses :
écart entre les deux
Voir le tableau complété
écart entre les deux
  1. Que constates-tu ? L’égalité semble-t-elle vraie ? Compare chaque écart avec le produit quelle conjecture peux-tu formuler sur la valeur exacte de

TA CONJECTURE

Chaque écart comparé au produit je conjecture que, pour tous nombres et est égal à…

  1. Reprends le carré de côté sans choisir de valeurs pour et sur la figure, choisis « Avec des lettres ». Fais-y apparaître toute son aire avec « La découper » ; justifie les dimensions de chaque pièce. Compare ensuite ce découpage à une autre façon d’organiser la surface, « La découper autrement » : quelle relation y a-t-il entre les deux expressions d’aire obtenues, et comment chacune explique-t-elle le terme observé dans le tableau ?

Le bilan de l’activité s’affichera ici dès que ta conjecture de la question 4 sera trouvée.

BILAN

La conjecture : pour tous nombres et L’écart entre et est le double produit sur la figure, l’aire des deux rectangles de dimensions et Les deux découpages le montrent, car (distributivité).

Ce qui la prouve ou la réfute pour toutes les valeurs : le tableau et la figure ne testent que quelques valeurs. L’égalité de Karim, est réfutée par un seul contre-exemple : pour et La conjecture, elle, demande une démonstration : par les aires pour des longueurs positives (section 3.1), par le calcul pour tous les nombres (section 3.2).

1 · LE STATUT DE LA LETTRE

Expression littérale et valeur numérique

DÉFINITION · EXPRESSION LITTÉRALE, VARIABLE, CONSTANTE ET VALEUR NUMÉRIQUE

Une expression littérale est une suite d’opérations portant sur des nombres et sur des lettres qui représentent des nombres. Dans une même expression, une même lettre désigne toujours le même nombre.

Lorsqu’une lettre peut prendre plusieurs valeurs, c’est une variable. Lorsqu’elle désigne une valeur fixée dans la situation, c’est une constante. Évaluer une expression, ou calculer sa valeur numérique, consiste à remplacer chaque lettre par la valeur choisie puis à effectuer les calculs en respectant les priorités.

En clair : une expression littérale est un calcul en attente ; dès que l’on donne une valeur à la lettre, elle devient un nombre.

Pourquoi écrire une valeur négative entre parenthèses ?

Outil de démonstration : preuve directe, à partir de la définition de la valeur numérique.

Une lettre désigne un nombre : la remplacer par sa valeur ne change ni les opérations de l’expression ni leur ordre. Le signe sous-entendu réapparaît donc : signifie et pour on écrit C’est le nombre tout entier, signe compris, qui remplace la lettre : pour devient Sans parenthèses, on écrirait qui se lit « l’opposé du carré de et vaut le carré ne porterait que sur et ce ne serait plus la valeur de pour

Pour s’entraîner, en fin de partie : modèle V1, « Calculer la valeur d’une expression pour une valeur donnée ».

1 · LE STATUT DE LA LETTRE

Somme et produit : la nature d’une expression

DÉFINITION · SOMME ET PRODUIT : LA NATURE D’UNE EXPRESSION

Après avoir respecté les parenthèses et les priorités, l’opération principale est celle qui porte sur l’expression entière. Elle détermine la nature de l’écriture :

  • si l’opération principale est une addition ou une soustraction, l’expression est une somme ;
  • si l’opération principale est une multiplication, l’expression est un produit.

On réécrit au besoin les soustractions comme des additions d’opposés : dans les termes sont et Les expressions ainsi additionnées au niveau principal sont les termes ; celles qui sont multipliées au niveau principal sont les facteurs. Un carré se lit comme un produit de deux facteurs identiques :

On lit au carré » ; on lit « trois c’est le produit le signe étant sous-entendu entre un nombre et une lettre, entre deux lettres ou devant une parenthèse. En clair : pour connaître la nature d’une expression, on cherche la dernière opération que l’on effectuerait en la calculant ; c’est elle qui donne son nom à l’écriture.

Figure 2.

Le dernier calcul, en haut du schéma

Chaque opération est branchée sur ce qu’elle combine : on calcule de bas en haut. L’opération du haut, en orange, est la dernière effectuée : c’est l’opération principale. Les cadres entourent ses termes (somme) ou ses facteurs (produit).
REMARQUE · POURQUOI CE TRI DÉCIDE DE TOUT

Développer, c’est passer d’un produit à une somme, et factoriser, c’est passer d’une somme à un produit. Avant tout calcul, on se demande : « qu’est-ce que j’ai, et qu’est-ce que je veux ? »

La flèche se lit « donne, en développant » puis « donne, en factorisant » : dans les deux sens, la valeur de l’expression ne change pas, seule son écriture change. Ainsi est un produit et une somme ; la distributivité simple assure pourtant que ces deux écritures ont la même valeur pour tout

Pour s’entraîner, en fin de partie : modèle L1, « Dire si une expression est une somme ou un produit ».

1 · LE STATUT DE LA LETTRE

Opposé d’une expression

DÉFINITION · OPPOSÉ D’UNE EXPRESSION

Deux expressions sont opposées lorsque leur somme vaut pour toutes les valeurs de la lettre. L’opposé d’une expression se note quand l’expression a plusieurs termes, on la met entre parenthèses : l’opposé de s’écrit

On lit « l’opposé de En clair : l’opposé d’une expression est ce qu’il faut lui ajouter pour obtenir pour un nombre, c’est le même nombre avec le signe contraire, comme et

PROPRIÉTÉ · OPPOSÉ D’UNE EXPRESSION

L’opposé d’une expression s’obtient en changeant le signe de chacun de ses termes :

  et  

Exemples :

On lit « l’opposé de la somme de et de le signe placé devant la parenthèse est un facteur qui multiplie chaque terme. En clair : prendre l’opposé, c’est changer tous les signes, pas seulement le premier.

Pourquoi change-t-on le signe de chaque terme ?

Outil de démonstration : preuve directe, à partir de la définition de l’opposé.

La somme de et de vaut par définition, est donc l’opposé de De même, donc est l’opposé de Un signe oublié casse cette somme nulle : et non c’est pourquoi le contrôle du modèle L2 additionne l’expression et son opposé. ■

Figure 3.

Une expression et son opposé

Sur la droite graduée d’origine le point a pour abscisse la valeur de l’expression, le point celle de l’expression proposée comme opposé. Deux nombres opposés sont à la même distance de de part et d’autre : est alors le milieu de

Pour s’entraîner, en fin de partie : modèle L2, « Donner l’opposé d’une expression ».

1 · LE STATUT DE LA LETTRE

Écrire « pair », « impair », « multiple de », « consécutifs »

PROPRIÉTÉ · ÉCRIRE « PAIR », « IMPAIR », « MULTIPLE DE », « CONSÉCUTIFS »

Soit un entier. Alors :

  • est un entier pair, et tout entier pair s’écrit ainsi ;
  • est un entier impair, et tout entier impair s’écrit ainsi ;
  • un multiple de s’écrit (avec entier) ; un multiple de s’écrit etc.
  • des entiers consécutifs s’écrivent … ; deux impairs consécutifs s’écrivent et

Ces écritures sont la porte d’entrée des démonstrations sur les entiers de la section 5.2.

On lit « deux et « deux plus un » ; la lettre désigne un entier quelconque, que l’on ne remplace par aucune valeur. En clair : dire « soit un entier quelconque », c’est annoncer que tout ce qui suit vaut pour tous les entiers à la fois ; c’est ce qui donne aux démonstrations de la section 5.2 leur portée générale.

Figure 4.

Pair, impair : ranger par deux

Chaque point compte pour une unité ; les points se rangent par deux, une paire par case. Un nombre pair se range entièrement par paires ; un impair laisse un point seul, à côté de la place vide de son partenaire. Dans la somme de deux impairs, les deux points seuls forment une paire.

1 · LE STATUT DE LA LETTRE

Tester une formule ne suffit pas à la démontrer : la pyramide de cubes

Une pyramide comporte cube au premier étage, cubes au deuxième, cubes au troisième, et ainsi de suite : l’étage numéro contient cubes. On note le nombre total de cubes d’une pyramide à étages. On lit indice En clair : l’indice précise le nombre d’étages dont on parle ; ainsi est le total pour trois étages.

  1. Calculer et On obtient et
  2. Trois formules sont proposées :
    Les formules et sont-elles toutes deux réfutées dès Vérifier que donne bien les quatre valeurs de la question 1.
    Voir la réponse

    Oui : et alors que En revanche, et

Figure 5.

La pyramide de cubes : tester trois formules

L’étage numéro le premier en haut, est une dalle de cubes. Le tableau compare le total aux valeurs de et en bleu quand elles lui sont égales, en orange sinon ; la première valeur qui ne convient pas est entourée.
  1. Ces quatre accords prouvent-ils que pour tout entier Non : ils montrent seulement que la formule résiste à quatre tests. Une preuve générale pourrait partir du cas puis montrer que la formule ajoute exactement cubes à chaque passage de à étages, pour tout entier
  2. En admettant la formule calculer le nombre de cubes pour étages :

Leçon de méthode. Une valeur qui ne convient pas suffit à éliminer une formule universelle ; des valeurs qui conviennent, même nombreuses, ne la démontrent pas. Tester sert à réfuter ou à contrôler, jamais à remplacer une preuve.

1 · LE STATUT DE LA LETTRE

Lecture guidée : les quatre sens du signe « = » sur le carré de mosaïque

Soit un entier. On borde un carré avec des carreaux de mosaïque : dans le carré de taille carreaux par côté), seule la couronne extérieure est carrelée. On note le nombre de carreaux de la couronne.

Figure 6.

La couronne du carré de mosaïque

« Les coins, puis les côtés » : les coins en orange, les carreaux entre les coins en bleu. « Quatre bandes » : quatre bandes de carreaux, chacune emporte un coin. Le curseur change jusqu’à six carreaux par côté, les carreaux gardent leur taille ; au-delà, ils se resserrent pour tenir dans le cadre.

Une même figure, quatre usages du signe « = » :

  1. Une formule. Sur chaque côté, entre les deux coins, il reste carreaux ; en ajoutant les coins :
    Ici, relie deux grandeurs : dépend de
  2. Une identité. En découpant autrement : quatre bandes de carreaux qui tournent autour du carré, chaque bande emportant un coin : on compte Deux comptages des mêmes carreaux, donc, pour tout entier
    Ici, signifie « toujours égal ». C’est une preuve par double comptage, et le calcul la confirme :
  3. Une évaluation. Pour pour Ici, affecte une valeur : on remplace la lettre, on calcule.
  4. Une équation. Peut-on carreler une telle couronne avec carreaux ? On cherche tous les entiers tels que ici, exprime une condition sur l’inconnue. Or est un multiple de et n’en est pas un l’ensemble des solutions est vide. Avec carreaux, en revanche, donc Selon l’équation et le domaine, l’ensemble des solutions peut être vide, contenir une ou plusieurs valeurs (éventuellement une infinité) ou coïncider avec le domaine entier.

Bilan. Formule (relation entre grandeurs), identité (égalité affirmée sur tout un domaine), évaluation (valeur obtenue par substitution), équation (condition dont on cherche toutes les solutions) : quatre usages d’un même signe. Ce chapitre travaille surtout les identités ; les équations produits seront étudiées au chapitre 02.

MÉTHODE · DEVANT UN SIGNE « = » : QUELLE QUESTION FAUT-IL POSER ?
StatutQuestionExemple et traitement
FormuleQuelles grandeurs sont reliées ? pour un cercle donné, on évalue à partir de
IdentitéPourquoi les deux écritures sont-elles égales pour toutes les valeurs autorisées ? la distributivité transforme le membre de gauche en celui de droite.
ÉquationPour quelle(s) valeur(s) l’égalité devient-elle vraie ? l’égalité est fausse pour la plupart des nombres et vraie pour
ÉvaluationQuelle valeur obtient-on après substitution ?Pour

Pour prouver une identité, on part d’un membre et on le transforme par des égalités justifiées jusqu’à obtenir l’autre. Pour réfuter une identité annoncée, un contre-exemple (une valeur pour laquelle l’égalité est fausse) suffit. Pour résoudre une équation, il faut trouver toutes les valeurs qui conviennent : quelques essais ne garantissent pas qu’il n’en existe pas d’autres.

POUR S’ENTRAÎNER

Méthodes et exercices

Les modèles de rédaction, les exercices d’application et les questions flash de cette partie, dans l’ordre du cours.

1 · Expression littérale et valeur numérique

MODÈLE V1

Calculer la valeur d’une expression pour une valeur donnée

À résoudre

Calculer pour

Les étapes

Une expression donnée sous plusieurs formes se calcule avec la forme la plus rapide : voir la fin de la partie 4. Sur la figure, l’expression est dessinée comme un schéma de calcul : chaque opération est branchée sur ce qu’elle combine, et l’on calcule de bas en haut.

Sur la copie
  1. ① .
  2. ② Pour  :
  3. ③
  4. ④ Pour .

Au TD : exercices 6.3 c), 6.6 c) et d) et 9.1 a) et c), en fin de chapitre

Questions flash (sans aide)

Cherche sans aide, puis ouvre la réponse pour te corriger.

01Calculer pour

Voir la réponse

02Calculer pour et

Voir la réponse

03Dans la formule quelles lettres peuvent varier lorsque l’on change de cercle ? Quel symbole désigne une constante ?

Voir la réponse

et varient, tandis que désigne une constante.

1 · Somme et produit : la nature d’une expression

MODÈLE L1

Dire si une expression est une somme ou un produit

Les étapes
  1. Repérer l’opération principale : celle qui porte sur l’expression entière, c’est-à-dire le dernier calcul que l’on effectuerait ; un carré se lit
  2. Conclure : addition ou soustraction, l’expression est une somme ; multiplication, c’est un produit.
  3. Nommer ses termes, chacun avec son signe, ou ses facteurs.

Un signe ou une multiplication à l’intérieur d’une parenthèse n’est pas l’opération principale.

À résoudre

Dire si chaque expression est une somme ou un produit, puis nommer ses termes ou ses facteurs : a) b) c) d) e) f)

Lire la rédaction complète
Sur la copie

a) ① Dans le dernier calcul est l’addition de et de ② c’est une ③ de termes et

b) ① Dans le dernier calcul est la soustraction de ② c’est une ③ de termes et

c) ① Dans le dernier calcul est la multiplication de par ② c’est un ③ de facteurs et

d) ① Dans qui se lit le dernier calcul est la multiplication de par ② c’est un ③ de facteurs et

e) ① Dans qui se lit le dernier calcul est une multiplication : ② c’est un ③ de facteurs et

f) ① Dans le dernier calcul est l’addition de et de ② c’est une ③ de termes et

Au TD : exercice 1.1

1 · Opposé d’une expression

MODÈLE L2

Donner l’opposé d’une expression

Les étapes
  1. Écrire l’opposé avec un signe devant l’expression mise entre parenthèses.
  2. Changer le signe de chacun de ses termes : et
  3. Contrôler : la somme de l’expression et de son opposé vaut
À résoudre

Donner l’opposé de chaque expression : a) b)

Lire la rédaction complète
Sur la copie

a) ① L’opposé de s’écrit ② Je change le signe de chacun de ses termes :

③ Contrôle : ✓

b) ① L’opposé de s’écrit ② Je change le signe de chacun de ses termes :

③ Contrôle : ✓

Au TD : exercices 1.2 b) et 6.1 c)

1 · Écrire « pair », « impair », « multiple de », « consécutifs »

Questions flash (sans aide)

Cherche sans aide, puis ouvre la réponse pour te corriger.

01 somme ou produit ?

Voir la réponse

somme

02 somme ou produit ?

Voir la réponse

produit

03Donner l’opposé de

Voir la réponse

04Écrire « le triple d’un entier, augmenté de avec la lettre

Voir la réponse

05Écrire deux entiers pairs consécutifs.

Voir la réponse

et

1 · Lecture guidée : les quatre sens du signe « = » sur le carré de mosaïque

Questions flash (sans aide)

Cherche sans aide, puis ouvre la réponse pour te corriger.

01 identité ou équation ? Justifier.

Voir la réponse

identité, par distributivité

02 identité ou équation ? Donner une valeur qui convient et une qui ne convient pas.

Voir la réponse

équation, vraie pour et fausse par exemple pour

03L’affirmation est-elle une identité ? La réfuter si nécessaire.

Voir la réponse

non : pour mais et

Au TD, les exercices cités dans cette partie, avec leur corrigé : 1.1, 1.2, 6.1, 6.3, 6.6, 9.1.